KAWA AFRIKA : KAWA YA BURUNDI

La filière café

La filière du café est organisée en SOGESTAL (Société de Gestion des Stations de Lavage). Chaque SOGESTAL gère une trentaine de stations de lavage, qui traitent les cafés cerises issus des petites plantations regroupées en coopératives. Le déparchage (étape consistant à ôter l'ultime peau des grains de café vert) est fait par la SODECO (Société de Déparchage et de Conditionnement). Il y a 2 grandes SODECO : à Bujumbura et à Gitega. Deux autres sociétés de déparchage appartiennent à des privés : Sonicoff et Sivca.

Traditionnellement, le café du Burundi était mis en sacs par la SODECO à son propre nom et vendu à travers les enchères nationales. Il était présenté en lots, classés selon différents grades (calibres) de café.

Depuis 2006, le marché intérieur du café a été libéralisé. La gestion privée des stations de la- vage est encouragée et la vente directe à l’exportation est autorisée.

Fort d’une longue tradition et d’une expertise en traitement du café, des stations de lavage se sont créées en hautes altitudes et produisent diverses variétés de bourbon en quantité suffisante. Une large gamme de café gourmet est disponible.

Le café exporté du Burundi est principalement embarqué à partir de deux ports situés sur les côtes de l’océan indien : le port de Mombassa au Kenya et le port de Dar-Es-Salaam en Tanzanie.

Le Burundi est à près de 2.000 Km de ces ports. Le café vert y est acheminé par camions en conteneurs de 20 pieds (300 sacs de 60 kilos).

La floraison du café s'effectue en deux étapes : une première en septembre puis en janvier-février. La récolte s’étend d’avril à juillet avec un pic de mai à juin. Le mode de cueillette est manuel et sélectif, seules les cerises à maturité parfaite sont ramassées.

Les meilleurs lots de café sont vendus sous le nom de Ngoma doux. Ngoma étant le nom des tambours traditionnels, considérés par les burundais comme sacrés. Ils incarnent la fertilité et la régénérescence. Autrefois réservés aux cérémonies de la cour royale, ils sont aujourd’hui de toutes les fêtes populaires. Les meilleurs tambourinaires du Burundi forment une troupe d’exception qui pratique cet art à grand spectacle depuis les années soixante.

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